Kepler 62, T1, L'Appel

Kepler 62
L'Appel

T1
De Bjørn Sortland, Timo Parvela
Illustrations de Pasi Pitkänen
En stock, expédié demain En stock, expédié demain 11,95 €
samedi 11 mai 2019 4 étoiles

Dans un futur pas si éloigné que ça, les ressources naturelles terrestres se font de plus en plus rares. La sécheresse sévit et un régime totalitaire a pris le pouvoir. C’est dans ce monde qu’Ari et Joni vivent. Pour oublier leur misère, les deux frères sont scotchés devant Kepler 62, le dernier jeu à la mode. De folles rumeurs circulent à son sujet : impossible à terminer, niveau caché, récompense extraordinaire… tous les fantasmes sont permis. Et dans un monde qui se meurt, l’espoir est tout ce qu’il leur reste. Lorsque les deux garçons atteignent et réussissent le dernier niveau, ils osent à peine y croire et attendent la suite des événements dans un mélange d’excitation et d’appréhension.

Ayant ouvert ce premier tome sans conviction, j’ai été étonnée d’accrocher aussi vite à cette histoire pleine de mystères et de possibilités. Le monde imaginé par les auteurs n’a rien d’aberrant et pourrait bien arriver plus tôt qu’on ne le pense. Peu d’explications sont données mais on comprend que la Terre est à bout de souffle, que les riches dirigent le monde et que les gouvernements se cachent derrière un faux air paternaliste pour mieux contrôler les masses… rien de très réjouissant !

Au milieu de tout ça, nous avons donc Ari et Joni, qui n’ont jamais rien connu d’autre. Leur détresse et leur innocence sont touchantes. Tout comme le lien très fort qui les unit malgré l’adversité et les obstacles qu’ils ne vont pas manquer de rencontrer en cours de route. Si les personnages sont un gros point positif de ce premier tome, je dois bien avouer que le format – mi-roman, mi-comics – est très agréable. Les illustrations, cela va du tout petit dessin à la double page, sont magnifiques et complètent bien le récit.

En conclusion, ce premier tome pose les bases prometteuses d’une série à suivre. Une chose est sûre, je ne vais pas mettre longtemps à sortir le deuxième tome !


Le crime du comte Neville

Le crime du comte Neville

De Amélie Nothomb
Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 15,00 €
samedi 11 mai 2019 3 étoiles

Ruiné, le comte Neville est obligé de vendre son domaine. Mais il compte bien tirer sa révérence avec panache et organise une fabuleuse garden party. Lui, le roi des mondanités, entend marquer les esprits de la plus belle des manières. Une sorte de chant du cygne… Toutefois, ses plans tournent court avec la prédiction que lui fait une vieille voyante : il va tuer l’un de ses invités lors de cette fameuse réception. Dès lors, que faire : annuler, provoquer le destin et choisir la victime, laisser le hasard décider ? Le comte Neville en perd le sommeil. Non pas à l’idée de commettre un meurtre mais à celle de tuer de sang froid un de ses propres invités… Quelle faute de goût impardonnable pour un aristocrate tel que lui !

Amélie Nothomb offre ici une réécriture du "Crime de Lord Arthur Savile" d’Oscar Wilde – nouvelle que je ne connaissais pas mais que je suis allée lire ensuite et que j’ai beaucoup aimée – agrémentée d’une petite pointe de mythologie. Un mélange qui fonctionne très bien. En voilà une agréable surprise, car pour une fois, je peux dire que j’ai adoré un livre d’Amélie Nothomb !

Il est difficile d’en dire plus sans dévoiler toute l’intrigue et c’est bien dommage. Il y aurait tant à dire. Ce roman prend tour à tour des allures de drame, d’huis clos angoissant, de critique sociale ou de comédie. C’est un concentré. En très peu de temps – l’action se déroule sur quelques jours à peine – il se passe beaucoup de choses. On en vient même à regretter qu’il soit si court… mais il faut reconnaître que l’autrice n'a su garder que le meilleur !

En conclusion, une lecture qui m’a enchantée. Je partais pourtant à reculons, mais j’ai dévoré "Le crime du comte Neville". De plus, ce livre m’a poussée à découvrir Oscar Wilde, une autre bonne surprise… Je n’en tire donc que du bon !


Comme un roman

Comme un roman

De Daniel Pennac
En stock, expédié demain En stock, expédié demain 6,80 €
samedi 20 avril 2019 5 étoiles

Quelle rencontre ! En ouvrant Comme un roman, je ne m’attendais pas à une expérience pareille. Pour être tout à fait honnête, je ne m’attendais à rien de particulier, sauf peut-être de l’ennui. Que nenni ! Je ressors de ce livre ravie de ce que j’y ai lu, voire même grandie.

Daniel Pennac ne se permet aucune leçon moralisatrice, il n’assène aucune vérité indiscutable. Au contraire, en prenant appui sur son vécu et en partageant avec nous ses questionnements, il nous pousse, nous, simples lecteurs, à une véritable introspection. Tout y passe : pourquoi lisons-nous, que recherche-t-on, comment en est-on venu à cet amour des livres… et surtout – point central de l’ouvrage – comment le partager et le transmettre à nos enfants.

Car c’est bien là que le bât blesse. L’auteur tente de dédramatiser voire de déconstruire le dogme du « il FAUT lire », qui en bloque plus d’un… Cette injonction de la société met trop de pression, voire braque complètement de jeunes lecteurs. Pour éviter d’atteindre ce point de rupture, Daniel Pennac nous enjoint à avoir plus d’indulgence tout en accordant plus de libertés aux lecteurs que nous sommes, mais aussi et surtout à ceux en devenir… Ce sont les fameux « droits imprescriptibles du lecteur » auxquels on ne peut qu’adhérer.

En conclusion,Comme un roman est un essai qui nous pousse à réfléchir à nos habitudes de lecture et à la façon dont on veut transmettre cette passion. Un livre très enrichissant.


Ulysse Et Le Cyclope

Ulysse et le cyclope

Helene Montardre
En stock, expédié demain En stock, expédié demain 4,95 €
mardi 16 avril 2019 5 étoiles

La collection « Petites histoires de la Mythologie » fait peau neuve ! En effet, Nathan réédite ces petits romans en leur offrant une jolie couverture à rabats et de nouvelles illustrations… L’occasion parfaite pour le lecteur de découvrir ou de redécouvrir ces récits mythologiques.

Après dix ans de siège, Troie est tombée. Ce qui permet à Ulysse et ses compatriotes de rentrer chez eux : cap sur Ithaque. Malheureusement, ils se perdent en route et atterrissent sur une île aussi déserte que mystérieuse. Ils auraient pu – et auraient dû – repartir sitôt réapprovisionnés en eau et en nourriture. Mais c’était sans compter les rêves de grandeur d’Ulysse qui se voit déjà en train de raconter son exploration, auréolé de gloire. Il monte donc une petite expédition et se met à arpenter les côtes jusqu’à ce qu’il tombe sur un hôte… de taille. Rien de moins qu’un cyclope !

Même si cet épisode de l’Odyssée est l’un des plus connus, je ne me lasse pas de le (re)découvrir. D’autant plus sous la plume d’Hélène Montardre qui a un vrai don de conteuse. Elle montre bien l’intelligence et la ruse du célèbre navigateur, mais aussi et surtout qu’il a provoqué lui-même son malheur – et celui de son équipage – de par sa fierté mal placée et son arrogance. En somme, quand on se penche sur son cas, Ulysse est un héros qui n’a pas grand-chose d’héroïque…

En conclusion, encore une fois Hélène Montardre nous emmène explorer les mythes de la Grèce Antique. Avec talent, elle fait revivre ce héros de la mythologie grecque, sans toutefois en cacher les défauts…


Le secret du gladiateur

Le secret du gladiateur

De Laure Bazire
Illustrations de Jaouen Salaün
Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 5,95 €
mardi 16 avril 2019 3 étoiles

Marcus appréhende toujours le moment où Fulgur, son père, entre dans l’arène pour y livrer combat. Ça a beau être un excellent gladiateur, le garçon ne peut s’empêcher de craindre le pire. Un mauvais coup est si vite arrivé… La main du destin lui donne malheureusement raison. En effet, Fulgur revient à moitié mort de son dernier combat. Un combat si singulier que le gladiateur prend peur. C’est ce qui le décide, une fois remis de ses blessures, à enfin révéler le secret de ses origines à son fils.

Lorsque les agressions se multiplient, plus aucun doute n’est permis : c’est bien la vie de Marcus qui est en péril. Toutefois, au lieu d’obéir et de rester à l’abri du danger, le garçon enquête et cherche à en savoir plus sur ses ennemis… quitte à foncer tête baissée dans la gueule du loup.

Ce roman se passe à une époque intéressante et dans un milieu qui intrigue par sa singularité. En effet, le monde des gladiateurs est fascinant. Ces combattants frôlent la mort à chaque instant et pourtant ils ne reculent jamais, faisant preuve de courage jusque dans la mort. Leurs motivations sont diverses et variées. Que ce soit par soif de sang, rêve de liberté ou goût du risque, les champions entrent dans l’arène avec le même but : en ressortir vainqueur. Malheureusement cet univers fait de sable et de sang reste assez secondaire.

Je m’attendais à lire des combats haletants et héroïques… mais au final il y en a très peu. Il s’agit surtout de manigances et d’attaques assez lâches. Si ce n’était que ça, j’aurais pu m’en accommoder car, après tout, Marcus avec sa patte folle n’a rien d’un gladiateur.

Non, le vrai problème de ce récit, c’est que le dénouement arrive comme un cheveu sur la soupe. Ah, ça, il est impossible d’anticiper la fin, puisqu’elle sort de nulle part ! Du coup, on a l’impression que les 150 pages précédentes ne servaient qu’à montrer que Marcus est un bon et gentil garçon. Toute l’excitation qui entourait l’enquête de l’adolescent retombe d’un seul coup et c’est bien dommage !

En conclusion, une fin un peu trop facile et détachée du reste. Cela donne malheureusement une impression de « tout ça pour ça » alors que le récit est plaisant à lire et entraînant.